Catégorie: Musique

Auteur-compositeur-interprète
Dès son plus jeune âge, Stefie Shock a été habité par son amour de la musique et son désir de faire danser les gens (les filles, en particulier!). Quels sont les secrets de sa créativité?
Stefie Shock (de son vrai nom Stéphane Caron) est né à Montréal en 1969, puis a grandi à Saint-Léonard. La musique occupe depuis longtemps une place importante dans sa vie : à l’âge de quatre ans, il reçoit une boîte de disques en cadeau. La musique de cette époque (les Rolling Stones, James Brown et Pierre Henry, entre autres) le marquera pour la vie. Adolescent, on lui offre sa première guitare, mais c’est surtout la batterie qui l’intéresse alors. C’est lorsqu’il donne son premier concert à l’âge de treize ans, avec le big band de son école, qu’il comprend qu’il fera carrière comme musicien. Et quand il voit Michel Pagliaro chanter J’entends frapper, entouré de filles, il est encore plus convaincu de souhaiter le succès! Par la suite, il joue au sein de plusieurs groupes rock, et il abandonne des études collégiales en graphisme afin de consacrer toute son énergie à sa carrière musicale. Mais c’est un jour d’automne, en 1989, qu’il prend vraiment sa carrière en main en décidant de quitter un groupe qui ne va nulle part, d’apprendre la guitare, de se mettre sérieusement à l’écriture de chansons et de faire le pari de les chanter lui-même. À une ancienne camarade de classe rencontrée par hasard dans l’autobus, il fait le serment qu’il deviendra un jour un auteur-compositeur-interprète reconnu.
Mais, bien sûr, la musique ne lui permettra pas d’en vivre tout de suite. En attendant, il sera donc, entre autres, DJ dans les bars pendant plus de sept ans, métier qui lui enseignera le noble art de faire danser les filles, une leçon qu’il tentera de garder en tête en tant que musicien. Il sera aussi journaliste musical pour l’hebdomadaire Ici.
Son premier album, Presque rien, paraît en 2000 et jouit d’un bon succès d’estime. Cela lui permet de se faire connaître un peu plus. Mais un coup de pouce inespéré viendra de Guy A. Lepage qui, animant le gala de l’ADISQ, placera le nom de Stefie sous les projecteurs en faisant des blagues à son sujet tout au long de la soirée : Stepette Shoupette, Strudel au chocolat, Sterge Chaput, etc.
Son deuxième album, Le Décor, paraît en 2003. Succès critique et populaire, il en découle une longue tournée, de nombreuses supplémentaires, un disque d’or, huit nominations à l’ADISQ 2004 et un contrat de disque avec Warner Music France. C’est la consécration!
En 2006, Stefie Shock dirige un projet qui rend hommage à Joe Dassin. L’album Salut Joe! est rapidement disque d’or et demeure au sommet des ventes de disques au Québec pendant plusieurs semaines consécutives. Il remporte également deux nominations au gala de l’ADISQ 2006.
Après plusieurs mois en studio aux côtés de son fidèle ami et réalisateur Mathieu Dandurand, Stefie Shock a lancé en novembre 2006 son plus récent album, Les vendredis. Il reconnaît que l’accouchement de ce troisième album a été difficile : il a eu une longue période de page blanche qui l’a fait paniquer. Même s’il se vend moins bien que son précédent disque solo, l’album connaît néanmoins un succès respectable. Une longue tournée lui permet par la suite de faire danser ses admirateurs aux quatre coins du Québec.


